Histoire

 L’origine exacte de notre société est, à ce jour, inconnue mais l’étude de la documentation collectionnée par notre ami Didier Selvais permet d’établir avec certitude son existence depuis 125 ans déjà bien que notre groupe ne portait pas encore son nom actuel.

Il faut savoir ou se rappeler qu’à l’origine, les sociétés portaient le nom du local et bien souvent celui du tenancier du café  dans lequel le bureau se réunissait. Les Récalcitrants, comme toutes les autres sociétés de notre commune, ont connu plusieurs locaux et fréquenté géographiquement les différents pôles d’activités carnavalesques de la cité. La liste des tenanciers est très longue. Cependant, la dénomination Gilles Bayot subsiste pendant plus de 60 ans, soit bien après la fin de carrière de ces tenanciers, père et fils.

Petite chronologie : Jusqu’au milieu des années 30, la société avait pour local le café Bayot. Vers 1935, elle migrera vers le café « La Vignette » (bâtiment en face de l’actuel Villa Rosa). Une coupure de presse de 1938 nous apprend que la société s’appelle déjà « Les Récalcitrants ». Le retour chez Bayot s’effectuera en 1940. Après l’arrêt forcé du carnaval suite à la guerre mondiale, la société retrouve son appellation Gilles Bayot. Après 1958, ne souhaitant plus porter le nom de Bayot, le président Léopold Meys proposera de nommer officiellement la société « Les Récalcitrants », en hommage à son père décédé en 1951, membre d’une société binchoise portant le même nom et parce que cette appellation avait déjà été portée par la société dans les années 30. Le comité de l’époque adoptera à 5 voix contre 3 la dénomination définitive et officielle.

Tout d’abord, un peu d’histoire…

 Il existe plusieurs légendes quant à l’origine du Gille et de son superbe costume couronné par un impressionnant chapeau de plumes d’autruche.

Pendant longtemps, on a dit que le Gille était un « descendant » des incas. Ceux-ci auraient été exhibés en 1549 lors des fêtes données par Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas, en l’honneur de son frère Charles Quint et de son neveu Philippe II.

En fait, il semble qu’il faille envisager des origines beaucoup plus lointaines et primitives. En effet, le « pas » du Gille, son rythme, est un rite saisonnier, remontant certainement à plusieurs millénaires, tendant à assurer la fécondité de la terre au sortir de l’hiver. Le personnage, exclusivement masculin, porteur de quelques emblèmes et éléments symboliques et sans atours particuliers (dans ces époques d’extrême pauvreté, un vêtement luxueux était un faste absolument hors de portée de la population) est une sorte de prêtre du renouveau, martelant le sol de ses pieds afin d’y réveiller les forces de la nature.

Les hommes célébrant au Carnaval la fête du renouveau, divers groupes se sont constitués, rassemblant les individus selon leurs affinités, leurs préoccupations. Ces groupes ont sans doute au fil du temps, portés les noms les plus divers, selon les périodes, les modes et les fascinations populaires.

Survient, alors, la mode du théâtre italien. Premier théâtre essentiellement populaire. Les foules vibrent aux aventures de Polichinelle, Arlequin ou Gille, personnage typique de ce théâtre particulièrement populaire dans nos régions aux XVII et XVIII siècles. A l’occasion de la période carnavalesque,  c’est donc  tout naturellement qu’un ou plusieurs groupes s’appellent des Gilles, comme à Fosses, d’autres s’appellent des Polichinelles devenant plus tard des Chinels.

Les bosses sont celles du personnage italien et le costume rappelle assez bien, avec grelots et apertintailles celui des bouffons, des fous du roi.

Anticipant sur la fertilité et l’abondance qu’il va susciter, le Gille, ou son ancêtre jetait des miches de pain dans la foule et, depuis un peu plus d’un siècle, il lance des oranges, plus symbolique encore du soleil générateur de vie. Relativement pauvre et rudimentaire à l’origine, le costume du Gille s’est complété et enrichi. Il comporte de nos jours une centaine de motifs (étoiles, couronnes, blasons, lions,…), et afin d’éviter les excès, il est à présent réglementé.

Le Gille est donc un personnage aux origines diverses et complexes qui a évolué avec le temps et dont on essaie maintenant de conserver intacte la tradition.

 

 

 

 

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